Jeudi 1 octobre 2026
Détail du programme du lundi 28 septembre au jeudi 1 octobre 2026 : cliquer ici

Nous sommes partis à 38 (Clé et Amicale BdF) de Chamalières à 5h30 à destination de la vallée andorrane : le plus petit Etat souverain d’Europe, enclavé entre France et Espagne, de 468 km² et 95000 habitants. C’est une co-principauté, entre le président de la république française et l’évêque d’Urgell en Espagne, dont la langue officielle est le catalan, qui accueille plus de 9 millions de visiteurs par an. Sa réputation de paradis fiscal (TVA maximale de 4,5% et impôt sur le revenu de 10% seulement) attire les acheteurs étrangers, notamment pour les alcools, cigarettes, parfums, et … carburant. Le marché immobilier a fortement augmenté ces dernières années en raison d’une forte demande, et les constructions nouvelles foisonnent au centre de la vallée. Mais le pays est également attractif par la beauté de ses montagnes et sites naturels, ainsi que son patrimoine architectural (nombreuses églises et maisons typiques).
Après deux arrêts sur l’autoroute via Toulouse, nous sommes arrivés sous le soleil à l’hôtel Panorama vers 15h (paroisse d’Escaldes Endorgany qui jouxte celle d’Andorre la Vella) : la moitié du groupe avait réservé une pause détente à Caldea, le plus grand centre thermo ludique du sud de l’Europe, tandis que l’autre moitié profitait des installations de l’hôtel ou des commerces du centre ville à proximité.
Le lendemain mardi, journée plus maussade avec brume et bruine sur l’essentiel de la journée, le car a gravi les routes escarpées jusqu’au belvédère Roca de la Sabina ; nous avons croisé en route les belles vaches à la robe chocolat près du village de Pal, puis visité le musée Casa Plandolit à Ordino, belle demeure seigneuriale ; ainsi que l’église St Corneille et St Cyprien, qui abrite une vierge en bois polychrome du XIIème et cinq retables baroques. Après une halte appréciée dans un bon restaurant à El Serrat, nous sommes redescendus à Encamp, pour une autre visite complémentaire de la précédente : Casa Cristo, qui retrace les conditions de vie humbles des paysans andorrans à la fin du XIXe siècle. Nous avons aussi découvert la belle église romane de Santa Eulalia, ses fresques, ses statues en bois et son retable peint avec les 12 apôtres. Sur la place attenante du village nous avons pris la photo du groupe devant une façade remarquable en trompe-l’œil.
Le mercredi, plus dégagé côté ciel, a été consacré en matinée à la visite d’Andorre la Vieille, capitale du pays. Partis de la place centrale qui domine la ville, à l’arrière de la mairie, nous avons découvert les quartiers anciens, l’église Sant Esteve avec son retable, la statue du saint et la fresque de son martyre sur le fronton, et enfin la Casa de la Vall, l’ancien parlement des vallées.
Après le déjeuner nous sommes montés en car au lac d’Engolasters, retenue d’eau pour la production d’électricité via une conduite forcée. Nous avons fait le tour du lac à pied et admiré le paysage montagnard, ainsi que les masques d’argile fixés sur les arbres par une artiste locale (les gardiens du lac, par Pilar Montecino). Enfin nous avons rallié le sanctuaire ND de Meritxell, monument religieux le plus important de la principauté, inauguré en 1976 et bâti d’après les plans de l’architecte R. Bofill, après l’incendie en 1972 de l’ancienne chapelle romane. Ce bâtiment noir et blanc, revêtu de la pierre du pays, s’intègre parfaitement au paysage, et contient notamment la réplique de la vierge en bois polychrome brûlée lors de l’incendie.
Dernière soirée à l’hôtel, agrémentée d’une animation dansante. Départ le jeudi matin direction l’Espagne le long de la Sègre, vers la Seu d’Urgell, siège du diocèse de l’évêque co-prince d’Andorre (actuellement J.L. Serrano Pentinat). Flâneries dans les vieilles rues de la ville, visite de la cathédrale romano-lombarde Santa Maria d’Urgell, et de l’extérieur du palais épiscopal. Passage en partant par le parc olympique du Sègre, siège des épreuves de canoë-kayak des JO de Barcelone en 1972.
Retour ensuite avec repas à Mont-Louis (et ses fortifications de Vauban) et route via Perpignan. Nous avons pris l’autoroute du viaduc de Millau, diné et changé de chauffeur sur l’aire de l’Aveyron vers Séverac le Château, et sommes arrivés à Chamalières vers 22h30 après une route sans histoires.






































